Les pensées improbables


LA PHILOSOPHIE DANS LA PISCINE (Les pensées improbables de Ray Banana)
Pour certains c'est dans le boudoir, pour d'autres dans la piscine

lundi 21 septembre 2015

Après les robots sympas et rigolos, les robots trop forts contre les méchants



Premièrement, avec leur armure de métal, les robots sont a priori à l'épreuve des balles et même des lances-flammes. Par exemple celui-ci, 'The IronTeacher", "Le prof de fer"



Ensuite, dépourvus de sentiments, ils ne connaissent pas la peur. De plus, extrêmement costauds, ils n'ont aucun mal à retenir les méchants lorsque ceux-ci tentent d'échapper au châtiment à bord de vedettes rapides.



Mais le peu de respect qu'ils semblent montrer pour la vie animale ne devrait-il pas nous mettre la puce à l'oreille ?

Résistons à l'endoctrinement par le prof de fer !





lundi 14 septembre 2015

Ray Banana dans tous ses états


Toujours par Sass Tseng (de Taipei), une vision osée du philosophe, saisi dans son intimité en plein laisser-aller. 
Le plus étonnant est cette façon de porter la cravate en bandeau sur le front. Bandeau japonais, apache ou hippie ? 
Qu'est-ce qui l'a mis dans cet état ? Le contenu de sa bouteille de lait (saké, tiswin…), ou celui de sa cigarette ...?

samedi 12 septembre 2015

Interprétations


Pour compléter cette série "Ray Banana vu par", ici sa première interprétation en 3D par Jean Marie Pigeon, une image par Christian Cailleaux...


 … où Ray prend sa revanche sur un usurpateur après cet affront...


… puis un croisement avec son propre héros par Emilio Van Der Zuiden et un Serge Clerc avec une grosse signature.





mercredi 9 septembre 2015

Portrait du bout du monde


Ce portrait de Ray Banana a été réalisé par Sass Tseng, de Taipei, capitale de l'île de Taiwan, où elle réside d'après ses propres dires.
Ce portrait, très ressemblant, devient donc le plus exotique de sa collection.
Certes les épaules tombantes et le col châle s'accordent mal au style vestimentaire usuel de Ray, mais suggèrent une certaine lassitude cool qui lui sied à merveille.

jeudi 20 août 2015

L'oeuf ou l'éponge, une question de perméabilité

La dernière réflexion de Ray Banana, Le dedans et le dehors, a suscité plus d'une interrogation chez ses lecteurs. A vrai dire, Ray lui-même n'est pas totalement persuadé d'adhérer à ce qu'il vient d'énoncer.
Aussi, pour les esprits cartésiens qui ne se satisfont pas d'une intuition, aussi fulgurante soit-elle, ou de l'évidence d'un haïku, il propose d'aborder la question sous un autre angle. 


© Blake et Mortimer


Pouvons nous ou non dépasser notre subjectivité? Est-elle si naturelle qu'il nous paraît? Peut-être cela dépend-il de notre degré de perméabilité. Pour la plupart d'entre nous, nous situons notre je vers la zone du cerveau qui analyse les signaux transmis par notre nerf optique, bien à l'abri dans notre boite crânienne. Nous pourrions faire la comparaison avec le jaune d'œuf fécondé, embryon bien à l'abri derrière une bonne épaisseur de blanc, une fine membrane, une mince couche d'air et une coquille de calcaire. Plongé dans l'océan, l'œuf ne percevra pas grand chose de cet environnement. Au contraire, par exemple, de l'éponge, organisme tout aussi vivant mais d'une bien plus grande perméabilité. Il est tout à fait légitime, pour les éponges, d'affirmer: "Regardons en nous même et nous verrons le monde".

On peut aussi pousser la comparaison jusqu'à évoquer le sous-marinier et le plongeur en apnée. Rappelons qu'alors que le contact de l'air, hors tempête ou températures extrêmes, nous est presque imperceptible, au contraire de celui de l'eau. Le sous-marinier, à l'abri derrière une bonne épaisseur d'acier, a emmené son air avec lui. Ses contacts avec son environnement sont d'une extrême pauvreté, limités à ce que lui montre son périscope et au lancinant écho du sonar. A côté, l'apnéiste voit, entend et perçoit tout un univers où il se dilue "comme un poisson dans l'eau".

Il est donc recommandé au lecteur qui désirerait mieux pénétrer la pensée de Ray d'envisager quelques plongées qui lui permettront aisément de dépasser sa subjectivité.